Jardinage Biologique

Le but du jardinage biologique est de créer des écosystèmes sains, d’en apprendre davantage sur les liens entre les créatures vivantes du jardin et de créer des conditions dans lesquelles ces éléments peuvent s’épanouir.

Le jardinage biologique propose …

Le but du jardinage biologique est de créer des écosystèmes sains, d’en apprendre davantage sur les liens entre les créatures vivantes du jardin et de créer des conditions dans lesquelles ces éléments peuvent s’épanouir.

Le jardinage biologique propose des solutions à la portée de tous et peu coûteuses.

Le sol avant tout

Pour obtenir des plantes vigoureuses, plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, il faut commencer par bien nourrir son sol ; donc, la faune qui y vit. Il faut bannir les engrais chimiques qui sont des facteurs de déséquilibres et prévoir plutôt des apports modérés de fertilisants organiques, majoritairement du compost, si possible produit sur place, avec les déchets du jardin et de la cuisine.
Le compost est à la fois l’amendement et le fertilisant par excellence au jardin : il ensemence le sol en micro-organismes et leur sert d’abri et de nourriture, il améliore la structure du sol, il équilibre le PH et il fournit les éléments nutritifs essentiels aux végétaux.
Comme ces éléments sont libérés progressivement, les plantes bénéficient d’une source de nourriture constante et régulière. D’autre part, on a de plus en plus de preuves à l’effet que les plantes nourries avec du compost sont plus résistantes aux maladies.
Épandre régulièrement du compost en surface ; les vers de terre remonteront en surface pour s’en nourrir et le mélanger à la terre. Ils se transforment en humus nourricier et ameublissent la terre au pied des plantes. Ce sont des laboureurs.
Une autre pratique néfaste est de laisser la terre nue, car elle se tasse et se couvre
inévitablement d’herbes indésirables. Ainsi, la terre est toujours couverte été comme hiver. Le sol doit être travaillé en douceur (grelinette), les couches restent intactes, le sol est aéré et on ne coupe pas les racines des indésirables en fragments.
Dans un programme de fertilisation écologique, les engrais naturels servent de compléments aux composts. Ils peuvent être d’origine organique (résidus de végétaux ou d’animaux) ou minérale (roches broyées). Ces engrais n’ont subi aucune transformation chimique. Pour libérer leurs éléments nutritifs,
la plupart des engrais naturels doivent être dégradés par les organismes vivants du sol. Ainsi, en plus de nourrir les plantes, ils stimulent la vie biologique et sa structure. Les engrais verts empêchent les mauvaises herbes, améliorent la structure du sol et enrichissent le sol en humus et en azote.

Le jardin : une oasis de biodiversité

Ensuite, il est nécessaire de favoriser la biodiversité, facteur d’équilibre écologique. Elle s’enrichit notamment par la plantation de haies diversifiées (APA), la transformation d’un gazon en prairie fleurie, la création d’une mare, l’installation de nichoirs, le mélange d’espèces végétales et de variétés aussi nombreuses que possible…
Dans un écosystème naturel, une multitude d’organismes vivent en interdépendance.
Dans ce milieu diversifié, les populations de proies et de prédateurs tendent à s’équilibrer.
Ainsi, les pucerons qui se régalent d’un chèvrefeuille sont dévorés par les coccinelles, qui sont à leur tour mangées par les oiseaux.
Le meilleur moyen pour ne pas utiliser de pesticides (herbicides, insecticides, raticides, molluscicides, etc…) dans son jardin, est d’accueillir une faune variée et notamment ces animaux qu’on appelle les auxiliaires. Ils sont les véritables assistants du jardinier. Certains pollinisent les fleurs de vos pommiers, de vos tomates, d’autres régulent les consommateurs indésirables de vos fruits et légumes.
Dans un jardin diversifié, avec paillis et fleurs, ils viendront tout seuls, dès lors que vous aurez ménagé les conditions de leur développement et de leur survie (abris, prairies fleuries…)
Beaucoup de bêtes ailées participent à la pollinisation comme les abeilles domestiques (ruches), abeilles solitaires (abri tube de bambou), syrphes, chrysopes (mouche aux yeux d’or…)
D’autres auxiliaires sont des prédateurs féroces d’espèces nuisibles : les larves de coccinelle, de syrphes, de chrysopes, les forficules, les carabes, les hérissons, les crapauds sont des bêtes bien
gourmandes. D’autres parasitent certains ravageurs de culture.
Les oiseaux et les chauves-souris aussi, sont à installer dans un jardin (nichoirs). Pour favoriser la survie des auxiliaires pendant l’hiver et les intempéries, on peur leur offrir des abris et des couettes qui les aideront à résister à la pluie et au froid. Tas de feuilles mortes, plantes vivaces couvre-sol assurent de bons abris.
Il faut aussi penser à les nourrir ; les plantes à fleurs qui produisent du nectar, du pollen et des fruits, sont une bonne source de nourriture pour les prédateurs naturels. Plusieurs plantes attrayantes pour les insectes bénéfiques appartiennent aux familles de la carotte (Apiacées), de la moutarde (Brassicacées), de la menthe (Lamiacées) et de la maguerite (Astéracées). Bon nombre d’entre elles peuvent s’insérer gracieusement dans un aménagement paysager.
Une autre bonne idée, laisser un carré de son jardin en friche, garder un arbre mort. Il va sans dire que l’utilisation de pesticides dans le jardin détruit les parasites (temporairement) mais également leurs prédateurs (parfois définitivement) !

Choix des espèces

  • Choisir des espèces locales adaptées aux conditions du sol et au climat de la région.
  • Placer la bonne plante au bon endroit (soleil ou ombre).
  • Privilégier les plantes résistantes aux ravageurs et aux maladies.

Trucs et astuces contre les parasites

  • Pas de monoculture
  • Rotation des cultures
  • La rotation des cultures est nécessaire pour éviter la prolifération des maladies.
  • Une règle simple à comprendre : ne plantez pas des légumes appartenant à la même famille botanique plusieurs années de suite au même emplacement. Certaines maladies et ravageurs affectent toutes les plantes. Chaque espèce étant sensible à des champignons ou des germes différents, il faut changer les cultures de place, une fois par an, pour éviter les maladies.

Association des cultures

L’association des espèces met à profit l’action positive de certaines plantes sur les autres. Elle permet d’éloigner les insectes en brouillant les informations olfactives.
Lorsqu’ils sont plantés entre les tomates, les petits œillets d’Inde ou tagètes simples (Tagète Stigmata) ont la propriété de détruire les nématodes parasites auxquels les tomates sont sensibles. ( les nématodes sont des petits vers de moins d’un centimètre de longueur )
Il semble également que les plantes aromatiques de la famille des labiées (lavande, sauge, thym, romarin…) ont une action favorable contre les maladies du sol et les ravageurs.
Plantez-en entre les rosiers.
Alterner oignons / carottes, ou alterner carottes / poireaux sur une même planche, protège
mutuellement les deux plantes.
Une fois ces préalables installés, les problèmes phytosanitaires ne disparaissent pas, mais sont beaucoup plus limités.
Le jardinier doit être patient : la présence de pucerons dès le début du printemps est signe que ses prédateurs ( les coccinelles…) vont venir.
Pour faire face à une attaque de ravageurs ou de maladie, différents moyens s’offrent au jardinier : insecticides ou insectifuges végétaux, pièges, filets de protection, lutte biologique avec des insectes auxiliaires.

Renforcer la résistance des plantes

  • Purin d’Ortie : un engrais foliaire que renforce la résistance des plantes.
  • Jus d’algue
  • Extraits de plantes :
    • Purin de Fougère : contre les pucerons y compris les pucerons lanigères
    • Décoction de prêle : riche en silice. Très bien contre les maladies à champignons, renforce la résistance de la surface des feuilles.
    • Infusions d’Absinthe our Tanaisie : l’amertume des ces plantes vivaces repousse les pucerons, les chenilles et les acariens des racines et des feuilles.

Insecticides bio

  • insecticide à base de pyrèthre naturel pour jardin biologique, mais l’inconvénient est qu’il tue tous les insectes (altise, doryphore, chenille, criocère), y compris les auxiliaires !
  • insecticide ‘chenilles’ à base de Bacillus thuringiensis pour jardin biologique : c’est un produit à base de bactéries qui ne tue que les chenilles. Il agit mieux sur les jeunes chenilles. Il faut traiter le soir.
  • huile minérale de paraffine : contre les insectes hivernant dans les arbres fruitiers
  • eau et savon noir : contre les pucerons.

Fongicides bio

  • cuivre de la bouillie bordelaise : contre la tavelure, le mildiou, le chancre, les maladies bactériennes.

Mais attention, l’excès de cuivre est toxique pour la faune et la microflore du sol.

  • le soufre mouillable et héliosoufre : contre les oïdiums du pommier, du rosier…
  • anti-limaces bio à base de phosphate ferrique

autres conseils…

  • Planter ou semer en lignes, l’entretien est plus facile.
  • Ne pas trop serrer les plants sur le rang et entre les rangs, le feuillage reste ainsi aéré : c’est le meilleur moyen d’éviter le développement du botrytis ( moisissure grise), notamment sur les fraises.
  • Couper les premières parties atteintes par les maladies.
  • Ne pas arroser en pluie le feuillage des plantes sensibles aux champignons comme les pommes de terre, les tomates, les haricots, les carottes, les laitues… Préférez les arrosages au goulot après avoir paillé au pied des légumes.
  • Semez et repiquez au bon moment, quand la terre est chaude et la température convenable au besoin des plantes. Des plantes qui stressent seront toujours plus fragiles et plus sensibles.
  • Evitez les associations de plantes défavorables comme par exemple les plantes de la famille des légumineuses (haricots…) et celles de la famille des liliacées (poireaux).
  • Fertiliser avec modération
  • Au verger, poser des pièges à phéromones, des colliers de glu pour éloigner les fourmis.
  • Avoir des fleurs toute l’année pour nourrir les adultes auxiliaires
    • pour éloigner les taupes : coquilles de moules dans leurs galeries
    • pour éloigner les campanols : tourteau de ricin ou purin de sureau

Désherber sans désherbant et changer nos “standards beauté” du jardin

La notion de mauvaises herbes est toute relative. Elle dépend avant tout du regard que nous portons sur la nature. Entre la cohabitation et le combat, mieux vaut choisir la première option, beaucoup moins fatigante et tellement plus écologique :
Quant aux mauvaises herbes, elles ne sont plus une obsession, il s’agit seulement de maîtriser les plus envahissantes (arrachage, couverture du sol, eau bouillante…) et de protéger de la concurrence les jeunes semis et plants (binage, sarclage).
Arracher les mauvaises herbes avant qu’elles ne soient trop développées. Sarcler.
Tondre le gazon plus haut ( ce qui empêche la germination des graines indésirables et empêche la mousse de se développer )
Installer des plantes couvre-sol telles que les géraniums vivaces, la consoude, le lierre, le millepertuis, les pervenches… elles occupent l’espace au sol et limitent le développement des herbes indésirables.
Pailler les allées, limiter les surfaces gravillonnées ( mettre au moins 5cm de gravillon, ou mettre du feutre de jardin sous ces graviers).
Le paillage limite la pousse des herbes adventices et assure une couverture protectrice contre la sécheresse et l’érosion du sol. De plus, le paillage enrichit la terre en matières organiques.
Ce paillage peut être de la paille, des feuilles, des tontes de gazon, des broyats d’arbres
et un feutre végétal pour les fraisiers.

Dernière solution : les désherbeur thermique ou l’eau bouillante.
Les légumes et les fruits sans pesticide que vous récolterez seront meilleurs pour votre santé et pour la nature.

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Agapanthus

L’agapanthe est la Fleur de l’Amour !

Étymologiquement Agapê signifie en grec ancien amour et Anthos fleur …

Agapanthus
L’agapanthe est la Fleur de l’Amour !

L’Agapanthus nous vient des jardins du Cap de Bonne Espérance. N’est-ce pas une belle origine pour cette fleur à la séduction irrésistible ?
Ce sont des explorateurs néerlandais qui, au 17ème siècle, la rapportèrent d’Afrique du Sud, et c’est un Anglais, Lewis Palmer qui obtint les premiers hybrides rustiques Headbourne, appelés d’après son jardin.
Comme les nymphéas, Monet s’inspira beaucoup des agapanthes pour sa peinture et son jardin.

Un amour de fleur

On la croyait réservée aux jardins de Bretagne ou du Midi, l’agapanthe trouve désormais sa place dans tous les jardins. Quelle heureuse nouvelle pour les jardiniers ! Avec son allure exotique et ses origines sud-africaines elle semblait un peu frileuse, mais il suffit de faire le bon choix ! De nouvelles variétés sont maintenant disponibles, bien résistantes au froid, à l’aise en pleine terre, même en climat rude.

Cette vivace aussi généreuse en feuillage qu’en floraison est à l’aise dans tous les styles de jardin : contemporain, romantique ou naturel. Elle séduit le jardinier d’aujourd’hui par son effet spectaculaire et sa facilité d’entretien. Elle a juste besoin de soleil. Une fois bien installée, elle supportera sans protester la sécheresse estivale et même les oublis d’arrosage.

Elle n’a pas son pareil pour dynamiser une scène ou marquer des points stratégiques du jardin : entrée, angle de maison, début ou fin d’allée. Avec sa silhouette graphique, elle est magnifique dans un jardin ou sur une terrasse contemporaine. L’agapanthe est parfaite pour être la star du jardin en pots, offrant jusqu’à 20 ou 30 ombelles, tel un gros bouquet de très longue durée.

Elle s’accorde en beauté avec le jardin minéral ou minimaliste tout en étant une alliée de choix des scènes romantiques, exotiques et même naturelles, quand on l’associe audacieusement avec des graminées ou des ombellifères légères.

L’agapanthe est une plante facile, qui a juste besoin de soleil et d’un sol bien drainé en hiver. Les variétés persistantes sont moins résistantes au froid. Cultivez-les en pot, sauf en climat doux où elles se plairont au jardin.

Préférez un endroit ensoleillé où elle appréciera lumière et soleil. Durant les deux premières années, prévoyez un bon arrosage hebdomadaire. Par la suite, elle supportera sans problème la sécheresse. L’agapanthe est un peu gourmande, prévoyez un peu d’engrais au départ de la végétation. Elle n’a pas d’ennemi. Après la floraison, coupez les fleurs au ras du sol, sauf si vous voulez récolter les graines.

Au fil des années, les touffes d’agapanthe seront de plus en plus généreuses, une présence aussi décorative qu’un bel arbuste. Belles tout l’été, parfois dès mai, elles fleurissent jusqu’en septembre. Les teintes bleu azur, bleu violet, gris pâle ou blanc pur, ainsi que le feuillage bien dessiné, d’un vert vif et luisant ont une présence magnifique.